Bijou de grand-croix de l'ordre de la Légion d'honneur en or - Lot 199

Lot n° 199
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4000 - 5000 EUR
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Bijou de grand-croix de l'ordre de la Légion d'honneur en or - Lot 199
Bijou de grand-croix de l'ordre de la Légion d'honneur en or émaillé, centres en deux pièces, couronne émaillée, anneau poinçonné, probablement de l'orfèvre, et de la tête d'aigle sur le ruban ; diamètre 67,5 mm, hauteur 101 mm, poids brut 68,9 g. (Accident au pontet émaillé rouge raccordant la croix à la couronne ; manques d'émail importants à l'avers et au revers de la partie haute de la branche). Époque Second-Empire. PROVENANCE : descendance d'Achille FOULD (1800/1867). Achille FOULD né en 1800, fils d'une grande famille de banquiers depuis le fin du XVIIIe, banquier lui-même et homme politique, intime des Princes d'Orléans, grand amateur de chevaux et l'un des fondateurs du Jockey-Club, il rentre dans la vie politique comme conseiller général de Tarbes en 1839. Député des Hautes Pyrénées, en 1842. Il tend à se présenter progressivement comme un spécialiste des questions relatives aux finances publiques et aux impôts. Député de la Seine, en septembre 1848, en seconde position derrière Louis-Napoléon Bonaparte. En 1849, il se rapproche du Prince Président et devient ministre des Finances. Fould participe, avec le Comte Daru, à la préparation du coup d'état. En 1851, il retrouve le portefeuille des Finances ; il devient commandeur de la Légion d'honneur ; sénateur, en 1852. Son portefeuille de ministre d'état, puis de ministre d'état et de la Maison de l'Empereur, fait alors d'Achille Fould le second personnage du pays, après l'Empereur. Il occupe une place très importante dans la vie politique du Second- Empire et principalement celle de l'Économie et des Finances. En 1859, alors que Napoléon III est à la tête de l'armée en Italie, Achille Fould en tant que secrétaire du conseil privé que préside l'Impératrice, est chargé de diriger le gouvernement. Il se retire à Tarbes, en 1860. Le 29 septembre 1861, il publie un mémoire à l'Empereur : "Sur l'état des Finances". Napoléon approuve ce mémoire et le fait paraître dans le Moniteur. De retour aux Finances, il dirige pendant six ans une politique budgétaire dure et est reconnu pour ses compétences dans le milieu financier. En 1866, il se heurte à Napoléon III qui veut augmenter les Finances publiques et renforcer le budget de l'armée. En 1867, il démissionne de ses fonctions et se retire dans sa ville de Tarbes où il décède brutalement, le 5 octobre 1867. Commandeur de l'ordre de la Légion d'honneur, le 8 décembre 1852 ; grand officier, le 20 février 1854 ; grand-croix, le 18 mars 1856.
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