*Rare sabre d'officier de chasseurs à cheval de la garde imp - Lot 202

Lot n° 202
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Estimation :
20000 - 25000 EUR
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*Rare sabre d'officier de chasseurs à cheval de la garde imp - Lot 202
*Rare sabre d'officier de chasseurs à cheval de la garde impériale, modèle non réglementaire par Boutet : Garde en laiton à une branche ciselée et dorée du modèle de récompense nationale, proche de celles des sabres troupe de chasseurs à cheval, 1er modèle de la garde des consuls, mais plus riche ; branche arrondie, ornée de filets et de gorges ainsi que le quillon terminé par un bouton à facettes, haut de la branche ciselé d'un enroulement ; calotte à longue queue surmontée d'un bouton cannelé ; forts oreillons ovales, galbés, entourés d'un filet ; fusée de bois recouverte de galuchat gris, à double filigrane. Lame réglementaire d'officier subalterne, courbe, à un pan creux, bleuie et dorée au tiers ; au milieu, dans un ovale doré, l'aigle impériale, la tête et la couronne ont été meulées postérieurement, en 1814, ainsi que le marquage du dos qui a conservé quelques traces de l'inscription (Chasseur à cheval de la garde impériale). Fourreau de fer, deux bracelets de bélières en laiton doré ciselés d'un rectangle à surface piquetée ; signé à l'arrière, au-dessus du premier bracelet : “Manufre Imple d'Ares à Versailles - Boutet & Fils” ; dard en forme de double bouton, du modèle de ceux des sabres d'honneur ; longueur 102 cm. (Usure à l'entrée du fourreau, au passage des oreillons). Époque Premier-Empire. Bon état. La garde de ce sabre est du même modèle que celle du sabre de récompense nationale du citoyen SOULES de la garde des consuls, exposé au Musée lorrain de Nancy et de celui du citoyen CAZEAU capitaine à la 9e ½ brigade d'infanterie donné pour la bataille de Marengo (dans une collection privée). BOUTET Nicolas Noël, né en 1761 † en 1833, célèbre directeur de la Manufacture de Versailles, de l'an II à 1818 ; il travailla principalement sur les armes de récompense, les armes d'honneur et les armes de luxe, aussi bien blanches qu'à feu ; celles-ci ont atteint une renommée mondiale, par leur qualité d'exécution et l'originalité de leurs modèles. Il avait à Paris un dépôt de la Manufacture, 1236 rue de la Loi (rue de Richelieu) en l'an XI, ensuite, 87 rue de Richelieu en 1807 ; on le retrouve, en tant qu'arquebusier privé, en 1823, 23 rue des Filles Saint-Thomas, où il exerça jusqu'en 1831. Il eut un fils, Pierre Nicolas, né en 1786 † en 1816, ce qui explique quelques fois l'inscription : “BOUTET et fils”.
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