Sabre d'officier du général Ordener de type de ceux des chas - Lot 166

Lot n° 166
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Estimation :
18000 - 20000 EUR
Résultats avec frais
Résultat : 23 400EUR
Sabre d'officier du général Ordener de type de ceux des chas - Lot 166
Sabre d'officier du général Ordener de type de ceux des chasseurs à cheval ou des hussards, garde en laiton à l'allemande gravée de filets, croisée et oreillons droits, calotte surmontée d'un fleuron, fusée recouverte de cuir, filigranée ; très belle et rare lame en damas, dos rond et gorge latérale, se terminant par un contretranchant, pointe en langue de carpe, dos signé : “Manufacture de Klingenthal Coulaux frères”, elle est gravée à l'eau-forte, sur fond d'or, sur le premier tiers, de trophées d'armes et de feuillages, le deuxième tiers porte des inscriptions en lettres forgées dans le damas, sur une face : “GÉNÉRAL” et sur l'autre : “ORDENER” ; fourreau de laiton avec traces de dorure, gravé de filets, deux bracelets de bélières, dard en fer ; longueur 103,5 cm. (Petit accident au crochet de la branche ; fleuron du dessus de la calotte rapporté ; cette lame n'est probablement pas née avec cette monture trop simple pour un général). Époque Consulat. Bon état. Michel ORDENER, né le 2 septembre 1755 à L'Hôpital, dans le duché de Lorraine et mort le 30 août 1811 à Compiègne, fut un général français de la Révolution et de l'Empire ; il fit carrière sous l'ancien régime et la Révolution. Né dans le duché de Lorraine, il s'exprime au quotidien en Plat que ses contemporains français prennent pour un mauvais allemand. Il entre dans les dragons de la légion de Condé, le 1er janvier 1773 ; brigadier le 7 novembre 1776 ; passe le 9 décembre, avec son grade, dans les dragons de BOUFFLERS, puis repasse, avec le même escadron, au 4e chasseurs à cheval, devenu 10e régiment de chasseurs à cheval ; il obtint tout son avancement dans ce corps ; maréchal des logis, le 1er septembre 1785 ; adjudant, le 23 mai 1787 ; sous-lieutenant, le 25 janvier 1792 ; lieutenant le 23 mai suivant ; capitaine le 1er mai 1793 ; chef d'escadron, le 9 thermidor an II et chef de brigade, le 30 fructidor an IV ; il fit les campagnes des années 1792 et 1793, à l'armée du Rhin et de la Moselle ; il donne des preuves multipliées d'une brillante valeur dans les guerres de l'an II à l'an VIII, aux armées du Rhin, des Alpes, d'Italie, d'Angleterre et du Danube. Colonel des grenadiers à cheval. Nommé chef de brigade des grenadiers à cheval de la garde des Consuls, le 29 messidor an VIII. Il est souvent cité avec éloges par les divers généraux commandant les divisions dont son régiment fait partie. Dans cette campagne, l'intrépide ORDENER fait environ 6 000 prisonniers, prend 26 bouches à feu, la majeure partie de leur caisson, 7 drapeaux ou étendards, environ 200 chariots chargés d'équipements, au moins 2 400 chevaux ; il a 7 chevaux tués sous lui, reçoit 8 coups de sabres dont 5 sur la tête à l'affaire de Valevau, le 27 thermidor an VII, et trois coups de feu qui bien qu'assez graves ne le mettent pas hors d'état de pouvoir continuer ses services. Le seul inconvénient qui résulte de ses blessures est une surdité périodique, provenant d'un coup de boulet qui lui enlève la face droite (les “faces” sont des tresses pendant de chaque côté du visage, devant les oreilles, des soldats républicains et de l'Empire). Promu général de brigade, le 11 fructidor an XI (29 août 1803) ; membre de la Légion d'honneur, le 19 frimaire an XII ; il reçoit du ministre de la Guerre, le 20 ventôse, l'ordre de se porter sur la ville d'Ettenheim pour y opérer l'arrestation du Duc d'Enghien. Il y arrive le 25 et fait cerner, avec le général François Nicolat FRIRION, la maison du Prince par un détachement de gendarmerie et une partie du 22e dragons. Le Duc est fait prisonnier et emmené au moulin près La Tuilerie. Après avoir opéré l'arrestation du Duc d'Enghien, il ne prit aucune part, soit directe ou indirecte, au jugement et à l'exécution de ce Prince. Nommé commandeur de la Légion d'honneur, le 25 prairial an XII, il fait, avec la cavalerie de la garde, la campagne de l'an XIII, sur les côtes de l'océan et passe en vendémiaire à la grande armée ; durant la guerre d'Autriche, il soutient sa réputation et fait des prodiges de valeur à la bataille d'Austerlitz. Promu général de division, le 25 décembre 1805, il continue à commander les grenadiers à cheval de la garde. Appelé au sénat conservateur, le 20 mai 1806, et nommé commandant de l'ordre de la Couronne de fer ; il obtient sa retraite, le 25 octobre suivant, et devient premier écuyer de l'Impératrice Joséphine. Napoléon le nomme Comte de l'Empire, le 20 décembre 1808, et gouverneur du palais impérial de Compiègne, le 1er mars 1810. Il y meut dans l'exercice de ses fonctions, le 30 août 1811. Il est inhumé au Panthéon à Paris. On ne connaît que très peu de sabres à lame en damas avec une dédicace forgée dans le damas, dont celui du général RAPP (même collection) et ceux de BONAPARTE dont un au musée de Malmaison, un au musée de Moscou et un autre passé en vente réce
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