Deux grandes statues de bodhisattvas en grès émaillé Sancai - Lot 381

Lot n° 381
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Résultat : 240 500EUR
Deux grandes statues de bodhisattvas en grès émaillé Sancai - Lot 381
Deux grandes statues de bodhisattvas en grès émaillé Sancai Chine, fin de la dynastie Ming (1368-1644) Dans le style de Qiao Bin, représentés assis en lalitasana, avec une jambe pendante et l'autre relevée, vêtus de robes, coiffés d'un diadème et portant un important collier, le premier représentant Puxian pusa assis sur un éléphant, tenant dans ses mains une tige (probablement pour une fleur de lotus), le second représentant Wenshu pusa assis sur un lion et tenant dans ses mains un rouleau, les animaux avec de somptueux harnachements ; le premier avec tête restaurée ; les deux avec quelques restaurations, manques et accidents. H : 66,5 et 67 cm Le thème. Dans le bouddhisme, le bodhisattva est la personne qui a fait vœu de suivre le chemin indiqué par le Bouddha. Un culte important leur est rendu et particulièrement en Chine autour des quatre principaux : Manjushri, Kshitigarbha, Samantabhadra et Avalokiteshvara. Les deux figures qui nous intéressent et qui sont le plus souvent associées, sont emblématiques du panthéon bouddhique et encadrent souvent la représentation du Bouddha historique Shakyamuni. Il s'agit donc des bodhisattvas Puxian Pusa aussi appelé Samantabhadra, et Wenshu Pusa ou Manjushri et leur animal attribut, respectivement un éléphant et un lion. Le premier symbolise la raison, et le second la sagesse. Les deux présentent un visage avec les yeux légèrement baissés et le sourire serein symbolisant la méditation. Leur position, appelée latisana, prend son origine dans la position typique de représentation de l'art indien et des religions dharmatiques pour représenter des portraits royaux et des figures religieuses ; d'où le nom de «position royale» ou d'«aisance royale». Le décor. Le terme chinois sancai, est employé pour les céramiques à décor d'engobe généralement de trois couleurs : manganèse, vert et ocre, même si certaines pièces pouvaient en comporter plus. Cette technique qui trouve son origine à la période Tang, sera aussi développée sous les Ming sous le nom de fahua. Le corps de l'objet était recouvert d'un engobe blanc sur lequel les glaçures colorées étaient posées ; souvent juxtaposées, elles avaient tendance à couler et à se mélanger, tout en produisant coulures et taches colorées. Cette technique était majoritairement utilisée dans des ateliers du Nord de la Chine, dans la province de Shanxi, spécialisés dans la production de carreaux. Ce type de pièces exportées à l'Ouest via les routes de la soie, va influencer les productions du Moyen-Orient et européennes. Œuvres en rapport. Un autre modèle dans le même esprit, mais avec une base d'un seul bloc, est conservé dans les collections du Princeton University Art Museum (Inv. DSC07106). Deux autres modèles dans le même esprit mais sans les animaux ont été vendu chez Christie's, Paris, le 12 juin 2019, lots 180 et 181. Un autre modèle a été vendu chez Me Ader, Paris, les 26-27 juin 1951, Collection de la Baronne S[eidlitz] de New York, lot 26.
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