Éventail en corne blonde, la feuille en dentelle et soie orn - Lot 124

Lot n° 124
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400 - 600 EUR
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Résultat : 515EUR
Éventail en corne blonde, la feuille en dentelle et soie orn - Lot 124
Éventail en corne blonde, la feuille en dentelle et soie ornée de sequins dorés en rinceaux, figurant dans des réserves les armes de la famille d'Orléans sous couronne princière, une illustration du château d'Arcen- Barrois, et la date d'« Arc 29 Avril 1903 ». Dans son écrin de la maison Duvelleroy à Paris, contenant une étiquette manuscrite de provenance. Présenté dans sa cage de protection en verre et baguettes de bois doré. Brin : L : 20,5 cm Cage : H : 23,5 cm - 44 - P : 24 cm Provenance : Donné par S.A.R. le Duc de Penthièvre, à la comtesse Hippolyte de La Rochefoucauld, à l'occasion du mariage de sa fille naturelle, Jeanne Lebesgue avec le marquis Jean de Gouy d'Arsy (1875-1935). Historique : Le célèbre bal aux Tuileries en 1829 de la Duchesse de Berry contribue à lancer le fabricant d'éventails Duvelleroy, fondé en 1827, qui sera reconnu par la richesse d'exécution de ses productions. Son fondateur Jean-Pierre Duvelleroy deviendra le fournisseur de la Reine Victoria et de toutes les cours européennes. C'est donc un cadeau extrêmement raffiné qu'offrît le Duc de Penthièvre à la Comtesse de la Rochefoucauld, pour la remercier de sa présence au mariage controversé de sa fille naturelle à Arc-en-Barrois. Resté célibataire, le fils du Prince de Joinville, Pierre d'Orléans (1845-1919), duc de Penthièvre, a cependant eu une vie de couple avec une femme mariée, Angélique Marie Augustine Lebesgue (1852-1883). De cette union illégitime sont nés deux enfants naturels : Pierre et Jeanne Lebesgue. Née en 1879, celle-ci épouse le marquis Jean de Gouy d'Arsy. Nous connaissons le faire-part de mariage qui annonçait : « SAR Mgr le Duc de Penthièvre, vous fait part du mariage de Mademoiselle Jeanne Lebesgue, sa pupille, avec le marquis de Gouy d'Arsy. 28 Avril 1903 - Château d'Arc-en-Barrois ». Le mariage civil eut lieu à Paris, tandis que le mariage religieux se tint à Arc-en-Barrois. A défaut de porter l'illustre nom des Orléans, le Duc de Penthièvre veilla à ce que ses enfants naturels puissent s'inclure dans la très bonne aristocratie. Ce mariage avait fait l'objet de tractations financières difficiles, pour un montant de dot dépassant les souhaits du Duc; en effet, le marquis de Gouy d'Arsy, couvert de dettes de jeu, avait su faire monter les enchères. Au compliment reçu pour son mariage : « Vous voilà apparenté aux Orléans », le marquis sut répondre, non sans trait d'esprit : « Oui, mais je descends aux Aubray ». Le Duc de Penthièvre avait reçu Arc-en-Barrois de son père le Prince de Joinville qui le tenait de sa tante, Madame Adélaïde, qui l'avait elle-même, hérité de sa mère la Duchesse douairière d'Orléans. Si ce mariage n'emportait pas tous les suffrages du milieu aristocratique et familial, le Comte d'Eu avait cependant consenti en être le témoin, contre l'avis général de la famille d'Orléans. Cet éventail illustre la reconnaissance du Duc de Penthièvre pour la présence au mariage de sa fille, de la comtesse Hippolyte de La Rochefoucauld (1852- 1913), née Henriette de Mailly-Nesle, dont le fils, Gabriel de La Rochefoucauld (1875-1942), fut chroniqueur au Figaro, écrivain mondain et ami de Marcel Proust.
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