Paire de candélabres à quatre lumières en...

Lot 136
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Paire de candélabres à quatre lumières en...

Paire de candélabres à quatre lumières en bronze ciselé, doré ou patiné, les fûts en forme de prêtresse à l'antique tiennent les bras de lumière, ces derniers chantournés à feuillage présentent au centre des thyrses. Socle de marbre brèche vert souligné de griffons. Modèle de Pavlovsk, vers 1800 H: 81 - L: 24,5 cm Pour contrecarrer les ambitions britanniques en Orient, la France mène, en 1798 et 1801, une expédition en Egypte afin de s'emparer du pays et de dominer politiquement et économiquement la région. Dirigée par le général Bonaparte, puis par ses successeurs, cette opération militaire, mieux connue sous le nom de «Campagne d'Egypte», se double d'une véritable mission de recherche composée d'éminents scientifiques, d'historiens et d'artistes de tout premier plan. De retour en France, les répercussions seront exceptionnelles, particulièrement dans le domaine des arts décoratifs. Dès 1802, le baron Vivant-Denon publie Voyage dans la Basse et la Haute Egypte, ouvrage qui rencontrera un immense succès. Puis ce sont les architectes, les peintres et les artisans qui se mettent à donner leur propre interprétation des modèles égyptiens qu'ils vont décliner et intégrer à leurs propres créations. Dans le domaine particulier du luminaire, de nombreux candélabres s'ornent de figures hiératiques, féminines ou masculines, directement inspirées de la sculpture monumentale de l'Egypte des pharaons. Ce type de compositions avait déjà été développé vers 1780 dans certains projets décoratifs parisiens (voir notamment un dessin de l'architecte Joseph Bélanger conservé dans une collection privée parisienne et illustré dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.216), mais c'est véritablement dans les dernières années du siècle et dans les premières décennies du siècle suivant que ce modèle rencontrera le plus grand succès. La paire de candélabres que nous proposons fut réalisée dans ce contexte; de dessin original et particulièrement élégant, elle ne fut déclinée qu'à quelques rares exemplaires. Ainsi, parmi les autres modèles identiques connus, citons notamment une première paire vendue chez Christie's, à Londres, le 9 juillet 2009, lot 140; deux autres, provenant respectivement des collections Valentine et Nelson Grimaldi Seabra, furent proposées aux enchères à New York en 2003 et 2005; enfin, mentionnons particulièrement que deux autres paires appartiennent aux collections du Palais de Pavlovsk à Saint-Pétersbourg (voir Pavlovsk, The Collections, 1993, Paris, p.190, fig.32); elles proviennent probablement des commandes du Tsar Paul Ier passées à Paris en 1798-1799 et destinées au Château Saint-Michel. Il en existait une autre paire au palais de Tsarsköe Seloe
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