Pierre DE BELAY (1890-1947)

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Pierre DE BELAY (1890-1947)

Nu féminin assis

Encre et fusain

Signé en bas à gauche, daté 26

53 x 38 cm


Pierre de Belay est né à Quimper en 1890. Son véritable nom est Eugène Pierre Savigny, à partir de 1910, il signe ses œuvres Pierre Savigny de Belay ou Pierre S. de Belay, puis quelques années plus tard, ayant pris la décision d’être peintre signe Pierre de Belay. Max Jacob, né à Quimper et ami de la famille Savigny, l’accompagne et aura une influence déterminante dans son choix de devenir peintre. La vocation de Pierre de Belay naît au cours de son premier séjour parisien, où, hébergé par Max Jacob, il rencontre les Artistes et écrivains de l’époque comme Pablo Picasso, Guillaume Apollinaire, André Salmon, Marie Laurencin, Juan Gris ou encore Pierre Mac Orlan et d’autres encore. En 1907, Max Jacob s’installe sur la butte Montmartre, en face du Bateau Lavoir. Pierre de Belay loge chez le poète et devient un témoin privilégié de la vie artistique et littéraire de la création Montmartroise. De 1910 à 1913 il fait son service militaire à Quimper, puis participe à la guerre de 14-18, où il est blessé à Verdun. C’est en 1923, où la carrière du peintre va prendre un tournant décisif avec la commande de grands décors pour la salle à manger de l’hôtel Ker Moor à Bénodet, décors conservés depuis peu au Musée des Beaux-Arts de Quimper. A partir de cette année-là, la notoriété du peintre prend une ampleur considérable en Bretagne soutenu par son ami peintre Lucien Simon. De Belay participe alors à des nombreuses expositions non seulement en Bretagne, mais aussi à partir de 1925 dans les Salons parisiens, Tuileries, Indépendants, Automne ou salon d’Hiver. Les Galeries parisiennes ne sont pas en reste, Varennes en 1927, Lemarget en 29, Katia Granoff en 1935, Altarriba en 42, 44 et 45. En 1942 il expose également chez Durant-David au côté de Maurice Denis, Chapelain Midy, Chastel, Dufy, Derain, Frietz, Poliakoff, Souverbie ou Waroquier. De 1932 à 1939, il se passionne pour le monde judiciaire, les grands procès sont pour lui une source d’inspiration et devient un chroniqueur picturale avisé. Au fil de sa carrière, de Belay a été figuratif, expressionniste, avec une palette aux couleurs vives, fait d’aplats, presque géométriques, avec une matière parfois épaisse, aux forts empattements, allant dans la dernière partie de son œuvre, vers une technique treilliste. En 1947, Pierre de Belay décède d’une crise cardiaque à l’âge de 57 ans. Hélène, sa femme entreprend alors de faire connaître l’œuvre de son mari. En 1972 un premier ouvrage nous fait redécouvrir l’œuvre du peintre. A partir de cette date, Pierre de Belay prend toute sa place auprès des Conservateurs de Musées, collectionneurs, marchands et Salles des ventes. Le Musée de Quimper ouvre en 1976 une salle permanente consacrée à Pierre de Belay, qui vient compléter celle de Max Jacob juste à côté. Hélène de Belay fera don régulièrement d’œuvres du peintre. Musées : Avignon, Bordeaux, Brest, Bruxelles, Concarneau, Morlaix, Nantes, Orléans, Paris, Quimper, Rennes, Rouen, San Francisco, Strasbourg... Biblio : Pierre de Belay, Gérald Schurr, éditions de la Revue Moderne, 1972. Pierre de Belay, André Cariou, édition du Musée des beaux-arts de Quimper, 1986.

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