Très rare et unique tapisserie «Apollon et...

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Très rare et unique tapisserie «Apollon et...

Très rare et unique tapisserie «Apollon et les neuf Muses» de la tenture de l'Histoire d'Apollon, aux armes des Barberini «d'azur à trois abeilles montantes d'or, posées 2 et 1», manufacture Barberini.
Seconde moitié du XVIIe siècle, tissées entre 1659 et 1663, d'après les projets de Clemente Maioli.
Laine et soie. Bon état, quelques restaurations d'usage notamment à gauche le feuillage est surligné de brun. Doublé par bandes.
H : 4,21 m - L : 2,78 m
Provenance :
- Collection Barberini (inventaire Carlo Barberini 1692) puis princesse Barberini.
- Collection Ffoulke (1889)
- Collection privée.
Il s'agit de la cinquième pièce de la tenture de l'Histoire d'Apollon sur les pentes du Parnasse entouré des neuf Muses :
Clio, Euterpe, Thalia, Melpomène, Terpsichore, Erato, Polymnie, Uranie, Calliope. Comme l'indique Pascal-François
Bertrand, elle est conçue et née telle une entre-fenêtre sans bordure latérale. Cette allégorie reste une allusion voilée au personnage du pape Urbain VIII, grand mécène et protecteur des Arts. La tenture de l'Histoire d'Apollon est constituée de cinq pièces livrées entre 1659 et 1663 (1679 selon Harper). Les différents sujets sont : Apollon et Daphné (1659-1660),
Latone et les paysans de Lycie changés en grenouilles (après 1663) tapisseries toutes deux conservées dans la collection Toms à Lausanne, Apollon et Mercure (1660-1661) conservée à Rome, Apollon et Marsyas (1661-1662) au Minneapolis Institute of
Art (Minneapolis).
Il était couramment admis que Giovanni Francesco Romanelli était l'auteur des projets à la demande du cardinal Francesco
Barberini mais ce dernier absent de Rome, délégua ce travail à Clemente Maioli (parfois orthographié Maggioli) qui figure dans les livres de compte comme les ayant exécutés.
La manufacture Barberini fut créée en 1627 par Francesco Barberini, neveu de Maffeo Barberini devenu Urbain VIII. Tels les Médicis ou les Gonzague, la famille Barberini dont le népotisme financier et politique était incontournable, voulut avoir une manufacture de tapisseries ; c'est ainsi que deux ateliers furent établis, l'un conduit notamment par un flamand Jacob van den Vliete dit Jacomo della Riviera et l'autre par Pietro Lascoti et Lorenzo Castellani dont les lissiers étaient rémunérés à la tâche. La plupart des tapisseries Barberini était destinée au palais de la Place des Quatre Fontaines à Rome.
- Pascal-François Bertrand, Les tapisseries des Barberini et la décoration d'intérieur dans la Rome Baroque, Brepols.
2005 p. 294 fig 62.
- Pascal-François Bertrand, Un grand décor tissé à Rome au XVIIe siècle : la vie du pape Urbain VIII. Mélanges de l'école française de Rome, 1994 p. 639-682.
- Tom Campbell, Tapestry in the Baroque. Threads of Splendour, Metropolitan Museum of Art. 2007.
- James Gordon Harper, The Barberini tapestries, Jordan Schnitzer Museum of Art. 2017. pp. 29-30.
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