Alexandre DUMAS fils (1824-1895)

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Alexandre DUMAS fils (1824-1895)

L.A.S., 18 octobre [1844], à Joseph Méry, bibliothécaire à Marseille; 6 pages in-8, adresse (petite déchirure par bris de cachet).
LONGUE LETTRE RACONTANT SES AMOURS AVEC UNE ACTRICE RENCONTRÉE À MARSEILLE, AVANT DE SE LIER AVEC MARIE DUPLESSIS.
Il évoque ses confidences passées à Méry: «vous me dites quand je vous racontai mes aventures que j'avais agi sagement et que j'avais été plus fort que vous ne l'eussiez été vous-même. Hé bien, mon cher ce que je viens de faire enfonce tout cela»... Son père lui conseilla dernièrement de «quitter les gens que j'étais venu rejoindre à Paris», mais ne trouva pas de prétexte. «Enfin la jeune et intéressante amie qui me fut si hospitalière dans votre bonne ville me dit un jour ces paroles mémorables: - Je crains que ma liaison avec toi ne te brouille avec ton père. Au théâtre j'ai malgré moi plus d'argent à dépenser que tu ne peux en avoir à me donner même en te gênant. Restons- en où nous en sommes et je te jure que tu n'as rien à me reprocher. J'ai pris la chose au pied de la lettre et depuis quinze jours je n'y ai pas remis les pieds. Le lendemain elle a couru après moi toute la journée allant chez mes amis, me les envoyant, faisant toutes les concessions imaginables - moi n'y répondant pas et quand j'étais seul pleurant à chaudes larmes. Enfin notre mutuel désespoir s'est calmé. Dimanche dernier elle est venue me voir et m'a trouvé - elle m'a laissé comprendre que quoiqu'elle fût avec un autre homme qu'elle considérait comme un mari ne lui servant que pour l'argent elle serait enchantée de continuer à coucher avec les amis de Marseille. Alors je lui ai pris les mains que je lui ai respectueusement baisées - en lui conseillant de ne pas venir souvent me voir parce que cela la compromettrait pour rien. Je l'ai fraternellement reconduite jusqu'à ma porte malgré certaines larmes qui perlaient dans ces grands yeux bleus qui étoilaient le Gymnase et jamais frère et soeur n'ont été si chastes que nous deux»... Puis il donne une grande nouvelle: «La débâcle est dans la maison Dumas - l'époux et l'épouse [Ida Ferrier] sont près de se séparer comme
Abraham et Agar pour autre chose que pour la stérilité - et je crois que bientôt vous allez voir passer à Marseille une femme grave se rendant en Italie pour y vivre toujours »... Il évoque son séjour à Marseille, et charge Méry de saluer tous les amis...
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