Jules BARBEY D'AUREVILLY (1808-1889)

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Jules BARBEY D'AUREVILLY (1808-1889)

L.A.S., Avril 1857, à André Basset, rédacteur en chef du Pays; 3 pages in-8 à l'encre rouge.
Virulente critique des POÈMES ET POÉSIES de Théophile
Poydenot.
Il avait promis de rendre compte du volume de vers de Poydenot, mais il a passé sa matinée à y chercher «quelques vers, une strophe citable», en vain ! «Figurez-vous un paquet de vers filés à la mécanique - une déplorable faculté de les pondre, de les pousser comme d'interminables vers solitaires qui ne sont malheureusement pas solitaires, car il y en a ! il y en a !... cet homme fait partout. [...] Si c'était mauvais ! Parbleu, le mauvais a une physionomie. C'est un animal que le mauvais qui a des oreilles par lesquelles on peut le prendre et le secouer. Mais le médiocre tout rond, tout bête, la tête de l'âne sans les oreilles, comment prendre cela ? Comment louer le médiocre, le plat et le facile réunis ... Je puis dire que c'est du médiocre achevé, mais le voulezvous ?.. Lamartine tombé en imbécillité, voilà M. Poydenot !
Robinet d'eau tiède qui coule gros. Or le bon Dieu vomit les tièdes et je ne suis pas le bon Dieu !»... Si Basset s'est engagé, il peut se décharger sur Barbey: «c'est moi (et non vous) qui refuse de faire une chose honteuse, ma position de critique sérieux donnée »... Au lieu de s'occuper de pareille «vermine littéraire», mieux vaudrait «faire de la critique contre un livre comme celui de Renan, par exemple [Études d'histoire religieuse]. Un livre de talent et dangereux !»...
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