Pendule à l'éléphant en bronze ciselé, doré...

Lot 244
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Pendule à l'éléphant en bronze ciselé, doré...

Pendule à l'éléphant en bronze ciselé, doré ou patiné; à l'amortissement Cupidon tenant d'une main un cadran solaire et de l'autre le gnomon; le tambour contenant un mouvement supporté par un éléphant barrissant, ce dernier repose sur une terrasse rocaille «au naturel» agrémentée sur son pourtour de crosses, rinceaux et volutes. Le cadran circulaire émail­lé blanc, signé «Dupont à Paris» (ainsi que le mouvement), indique les heures en chiffres romains et les minutes en chiffres arabes par tranches de cinq (petits éclats et une restauration ancienne).
Attribuée à Jean-Joseph de Saint-Germain.
Epoque Louis XV (anciens trous de fixation; suspension Brocot).
H: 50 - L: 40 - P: 16 cm
Le milieu du XVIIIème siècle est une période particulièrement féconde pour les arts décoratifs français. En effet, tout était mis en oeuvre pour assister à l'émergence de talents exceptionnels et pour attirer les meilleurs artistes et artisans européens de l'époque désireux de travailler pour les grands amateurs de la capitale. La pendule que nous proposons fut réalisée dans ce contexte particulier; sa composition ori­ginale, figurant un éléphant barrissant sur une base rocaille, fut créée vers le milieu du XVIIIème siècle par l'un des meilleurs bronziers parisiens de l'époque: Jean-Jo­seph de Saint-Germain. En effet, de nos jours de nombreux modèles identiques sont connus, souvent portant la signature du bronzier insculpée sur la base et parfois reposant sur des boîtes à musique plaquées en corne ou en écaille, citons parmi les exemplaires répertoriés: deux pendules qui sont illustrées dans P. Kjellberg, Ency­clopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle, Paris, 1997, p.128; une troisième qui a fait partie de la collection du Dr. C.R. Dreesmann (vente Christie's, Londres, le 10 avril 2002); une quatrième est apparue sur le Marché de l'Art lors de la dispersion des collections de Dimitri Mavrommatis (vente Sotheby's, Londres, le 8 juillet 2008, lot 17); une cinquième se trouvait anciennement dans la collection du comte François de Salverte (vente à Dijon, le 30 novembre 1997, lot 26); une si­xième, le cadran de «Moisy à Paris», est illustrée dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Munich, 1986, Band I, p.123, fig.2.8.3; une sixième fait partie des collections du Château de Fontainebleau depuis 1865 (parue dans Tardy, La pendule française, Ire Partie: De l'horloge gothique à la Pendule Louis XV, Paris, 1967, p.173); enfin, mentionnons particulièrement une dernière pendule de ce modèle offerte par le prince de Ligne au Trésor de la Cathédrale de Tournai qui est reproduite dans P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIème siècle, Paris, 1999, p.192, fig.219.
Jean-Joseph de Saint-Germain (Paris 1719-1791) est probable­ment le plus célèbre bronzier pari­sien du milieu du XVIIIème siècle. Actif à partir de 1742, il ne fait enregistrer ses lettres de maîtrise que plusieurs années plus tard, en juillet 1748. Réputé pour la création de nombreuses caisses de pendules et de cartels qui firent sa notoriété, il joua également un rôle primordial dans le renouveau des arts décoratifs parisiens et dans le développement du cou­rant néoclassique au début des années 1760. Parallèlement à ses créations horlogères, souvent liées à la thématique animalière, Saint-Germain réalisa également de nombreux bronzes d'ameuble­ment: chenets, appliques, candé­labres...faisant toujours preuve de la même inventivité. Il se retira des affaires en 1776.
Collection particulière parisienne depuis la première moitié du XXème siècle
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