Médaille d'or communale des gardes françaises,…

Lot 80
5 000 - 6 000 €
Résultat: 7 200 €

Médaille d'or communale des gardes françaises,…

Médaille d'or communale des gardes françaises, décernée à Joseph Parque; losange en or à bélière et pointes pommelées, gravé à l'avers d'un faisceau de chaînes brisées, d'un cadenas ouvert et de boulets, l'ensemble entouré de la légende: "LA LIBERTÉ CONQUISE LE 14 JUILLET 1789" et, au revers d'une épée en pal traversant une couronne de chêne et de lauriers, entourée de la légende en latin: "IGNORANT NE DATOS NEI QUISQUAM SERVIAT ENSES" (Ignorent-ils que les armes ont été données contre la servitude); 36 x 24,8 mm avec la bélière; poids 8 g. (Sans ruban). Très bon état. Cette médaille est accompagnée de: - Son diplôme décerné par le maire et les représentants de la Commune de Paris, signé de Bailly et de Lafayette et daté du 8 septembre 1789. Sur le côté gauche, une mention manuscrite indique: "Sur la vue de ce brevet, il a été délivré une médlle des gardes françaises en or du prix de trente francs. Paris le 17 Xbre 1830" signé: "Clément". Au dos, une note manuscrite sur un papier collé: "Joseph Parque" (signature). "Vu pour régularisation de la signature ci-dessus, approuvée de M. Joseph Parque habitant la ville de Provins, par nous maire de ladite ville soussigné, à Provins le 6 décembre 1830, ... (signature du maire)"; cachet de la mairie. Bon état. - Un certificat de licenciement et de bons services de l'armée du Nord, daté du 9 thermidor an III, de la 30e division de gendarmerie nationale, donné au citoyen Joseph Parque et signé des membres du conseil. Assez bon état. Nota: contrairement à la plupart des médaillés, incorporés dans la 35e division de gendarmerie, Joseph Parque le fut dans la 30e. - La facture de la Monnaie royale des Médailles de Paris concernant l'achat d'une médaille en or, losange décoration des gardes françaises, un anneau et bélière. 30 francs. (Manque la partie inférieure). Bon état. - Une petite enveloppe avec carte de visite, une boîte en carton ayant contenu tous ces souvenirs et une lettre de remerciements de Mme Élie Haye, datée de Provins le 7 mai 1905, adressée à Mlle Cécile Parque, concernant la donation des souvenirs d'Antoine, Joseph Parque, à ses petits-fils, Henri et Pierre, futurs héritiers de leur grand-père. Époque: losange et facture, Louis-Philippe; brevet et certificat de licenciement, révolutionnaires; lettre de donation, début XXe. Les losanges d'or de l'époque 1789/1790 sont extrêmement rares, la plupart ont été perdus ou détruits (supprimés par décret de la Convention nationale le 20 août 1793), c'est pour cela que Louis-Philippe a autorisé des refrappes de cette médaille en 1830. La Monnaie des Médailles, quai de Conti, dans sa lettre du 18 octobre 1830, en autorisa les refrappes sur des coins réservés à cet usage. Il est intéressant de noter que le récépissé de la Monnaie de Paris, inscrit sur le diplôme de Joseph PARQUE, est daté du 17 octobre 1830, soit un jour avant l'autorisation et deux mois et demi après la révolution de juillet 1830; l'ordonnance royale de Louis-Philippe accordant l'attribution d'un secours annuel de cinq cents francs n'intervient que le 9 mai 1832. Nota: les losanges frappés à la Monnaie de Paris, à partir de 1832, sont poinçonnés de "la lampe antique" (1832/1841). Les vainqueurs de la Bastille décorés sont de deux types: les gardes françaises et les hommes de la milice bourgeoise. Ils reçurent, suivant qu'ils étaient aux gardes françaises ou vainqueurs bourgeois, une médaille commémorative et un brevet différents. La médaille des gardes françaises prit la forme d'un losange en or et celle des vainqueurs bourgeois la forme d'une couronne murale en bronze doré. Ils furent récompensés, en 1789, par la Commune de Paris et par l'Assemblée constituante, en 1790. Mais 43 années après, en 1832, Louis-Philippe honora les survivants.
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